09:00 Départ de Balam Bali Villa
10:30 Arrivée à Penglipuran et visite du village traditionnel
11:15 Départ pour le Mont Batur
11:45 Arrivée à Kintamani, vue du cratère
12:15 Arrivée au lac Batur; Détente à l’hôtel des sources chaudes
12:45 Déjeuner dans un warung local dans le cratère
13:00 Départ pour Tirtha Empul
14:00 Visite du temple de Tirtha Empul
14:45 Visite du temple de Gunung Kawi au fond d'un canyon
15:45 Retour à la Villa
17:00 Arrivée à la Villa
Ce très beau village a été déclaré site touristique majeur et, à ce titre, a bénéficié d’une campagne de restauration très réussie. Un peu trop ? On peut croire que le village a été mis dans un bocal de conserve afin que rien ne le touche ou ne le souille. Trop propre, trop léché, peut-être… mais magnifique ! L’allée grandiose bordée d’une frange de maisons de chaque côté mène au superbe temple, les murs couverts de mousse et les toits d’extraordinaires bardeaux de bambou.
En effet, le village a toujours été spécialisé dans le travail du bambou que les villageois utilisent avec une grande créativité. A Penglipuran, on fait les meilleurs paniers tressés de bambou, les fameux paniers à offrandes. On fait aussi les toitures étonnantes, d’une beauté sans pareil dans tout Bali. Evidemment, tout paraît un peu figé. Les habitants vous font entrer dans leur maison, dans l’espoir de vous vendre un panier. Les jeunes sont tous partis, sans avenir ici, même pas en tant que guide, la plupart des groupes venant avec leur propre guide.
La montée vers le temple est spectaculaire. Juste avant le temple, sur la gauche, le Balé Agung, la grande maison de réunion du village. Au-delà, une forêt de bambous de 75 hectares apporte la matière première aux villageois.
Cette excursion ne doit pas débuter trop tard pour avoir un maximum de visibilité une fois arrivé au mont Batur, qui disparaît rapidement dans les nuages. Pour éviter les brumes qui s’élèvent avec la chaleur du jour, nous vous emmenons directement au mont Batur, une montagne sacrée de l’île. Le site, du point de vue volcanologique, est impressionnant.
Le Batur est en effet un volcan formé d’une immense « caldeira », cratère géant dû à une explosion ou à l’effondrement de la chambre magmatique. Le cratère fait 13 km de diamètre ! Il est bordé par une lèvre dont une partie se parcourt en voiture. A un certain point, la lèvre du cratère culmine à 2151 m, elle est donc plus haute que le mont Batur actuel, situé dans la caldeira. Il faut une bonne journée de marche pour en faire le tour à pied. Une route pittoresque et sinueuse descend dans la caldeira occupée sur plus d’un tiers par un lac, le lac Batur.
Un peu décalé vers l’Ouest, un nouveau volcan a poussé dans ce cratère géant, le mont Batur actuel, qui s’élève à 1412 m, un volcan dans le volcan.
On peut éviter la montée du mont Batur, où sévit une mafia de guides pas très agréables. Nous suggérons plutôt la montée sur la lèvre de la caldeira, l’immense cratère, au bout du lac Batur. Là, la vue est saisissante. La montée est liée aux conditions météo. C’est une marche facile. Le chauffeur vous en indiquera le départ. Au sommet, une pittoresque station de commerce de fruits permet d’alimenter les fermiers qui vivent sur la lèvre de la caldeira. L’intérêt est que l’on domine le volcan intérieur, le Batur, et il est évidemment plus facile de le voir que lorsqu’on y grimpe ! Les populations de la lèvre Nord de la caldeira sont très pauvres et bénéficient de programmes humanitaires exemplaires qui permettent d’y développer des écoles. Adi, notre manager de la villa, pourra vous en parler : il participe à ces opérations.
Au retour de l’excursion, on pourra prendre de délicieux jus de fruits à l’hôtel des sources chaudes. Si le cœur vous en dit, il est possible de se baigner dans les sources chaudes qui jaillissent à cet endroit, directement… dans la belle piscine. Mais le tarif (de l’ordre de 15 euros) est décourageant.
Repos aux sources chaudes, puis déjeuner buffet dans un petit warung local, avant de longer le temple Ulun Danu Batur. Il existe deux temples, l’un dans la caldeira, et l’autre sur sa lèvre. Ces temples sont fondamentaux. On y vénère la seconde divinité la plus importante de l’île, la déesse des eaux du cratère, qui dispense la richesse de l’eau sur l’île, par une organisation complexe de temples des eaux qui s’étagent jusqu’au bord de la mer. Les temples de Batur sont les temples à l’origine de cette richesse. On y fait des sacrifices réguliers, dont l’immersion dans le lac Batur de bœufs et offrandes couverts d’or. Le lac Batur est une des sources d’eau sacrée (eau lustrale) pour les cérémonies privées dans les temples des maisons et dans les temples de l’île. La déesse des eaux du cratère est la composante féminine d’une dualité religieuse dont la composante masculine est le mont Agung que l’on voit dans le lointain.
Descente du Volcan Batur, direction Ubud, pour les temples de Tirtha Empul et Gunung Kawi. Arrêt possible dans une plantation de café.
Le temple de Gunung Kawi est magnifiquement niché au fond d’une gorge où coule la rivière Pakrisan. On descend le long du paisible village, dont la spécialité est la sculpture et gravure sur os. Les boutiques du village sur la grande route (avant d’atteindre le parking) montrent de belles réalisations, dont des bijoux « ethniques » peu onéreux et de grande qualité. La descente se poursuit par un raidillon et des marches, pour arriver dans la zone sacrée. Un premier site, sur la gauche montre une succession de monuments royaux, des tombes creusées à même la falaise. Elles sont qualifiées de « tombes » mais en fait se sont plutôt des autels taillés en forme de « candi » bouddhistes. Ces autels commémorent le quasi légendaire roi Anak Wungsu et son épouse la reine Betari Mandul, qui régnèrent sur l’ensemble de l’île. Son règne, au début de l’an 1000, était marqué par un très fort lien avec Java. C’est à son époque que se met en place une partie du système religieux de l’île, dont l’organisation des trois temples : le temple des origines (pura Puseh), le temple du village (pura Desa) et le temple des morts (pura Dalem).
La visite continue de l’autre coté du pont, par l’enceinte d’un temple balinais classique, où sont disposés les pavillons et pagodes. Au bout du temple, à droite, un passage dans la roche donne accès à un mystérieux ensemble de niches taillées dans la montagne. Elles sont interprétées à ce jour comme de possibles cellules de moines d’un ensemble monastique.
Au-delà du temple, on retrouve une spectaculaire falaise d’où s’écoule une eau sacrée répartie vers les déversoirs d’un bassin d’ablutions. D’autres « candi » ont été sculptés dans la paroi. On peut continuer au-delà de cet ensemble, vers les cahutes d’un fermier, qui vous servira de délicieuses noix de cocos qu’il va chercher dans les arbres des environs. Au-delà encore, une promenade dans les rizières vous mène à une petite cascade où vous pouvez vous rafraîchir.
A quelques kilomètres de Gunung Kawi se trouve le temple de Tirtha Empul. Si des traces d’occupations remontent là encore à l’an mille, le temple actuel est relativement récent. Tous les Balinais convergent régulièrement à Tirtha Empul pour se baigner, habillés, dans les eaux sacrées du temple, où se trouvent deux bassins d’ablution. Soyez mesurés dans vos photographies, et sachez que vous pouvez vous baigner aussi si tant est que votre sympathie pour la religion hindouiste est sincère. Ne le faites pas en maillot de bain, mais en short long ou en sarong.
Ces rites sont en quelque sorte la recréation à Bali des rites de purification dans Gange des Hindouistes d’Inde. Cet avatar du fleuve sacré fait ici à peine quelques mètres. En effet, si vous allez au bord du quadrilatère de brique qui se trouve juste en amont des bains, vous verrez le spectaculaire jaillissement de la source sacrée, dont les bouillons remuent le sable noir autour d’un déploiement d’algues et d’herbes aquatiques. Les visiteurs repartent avec des bidons d’eau sacrée, pour leurs propres dévotions dans les temples des maisons, et pour bénir les offrandes faites tous les jours par les Balinais.
Encore plus en amont, le temple est très actif. N’hésitez pas à passer la grille et observez la gestuelle très chorégraphiée et codifiée de la prière : avec la fleur, sans la fleur, avec l’eau bénite, puis le riz. Priez aussi si vous le désirez, vous ne choquerez personne, et le prêtre en blanc vous aspergera d’eau bénite. Vous trouverez facilement un Balinais pour vous enseigner les gestes.
Au sommet du flanc de la colline, une villa de luxe du dictateur Suharto ouvrait ses fenêtres sur les belles jeunes filles qui se baignaient en contrebas. C’est, depuis la disparition de Suharto, une résidence pour chefs d’Etat.
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