09:00 Départ
de Balam Bali Villa
10:00 Visite
du palais de justice à Klungkung
11:00 Trek
dans les rizières
Arrêt
dans un atelier familial de tissage
13:00 Déjeuner
à Nirarta
retreat (restaurant végétarien)
14:00 Départ
pour le temple mère à Besakih sur la pente du volcan Agung
15:00 Visite
du temple
16:30 Départ
pour la Villa
18:30 Arrivée
à la Villa
Dans un parc de cette ancienne capitale de royaume subsiste le Taman Gili, deux bâtiments qui sont les derniers vestiges d’un vaste palais détruit par les Hollandais, en 1908, après le suicide collectif de toute la famille et de la cour royales. Le plus connu des pavillons de cet ensemble n’est pas le plus grand qui flotte sur l’eau (Bale Kambang), mais le petit à l’angle, le palais de justice, appelé Kerta Gosa. Ce balé présente des cycles de peintures traditionnelles balinaises sur toute la surface interne de sa toiture. Même si elles ont été reprises et restaurées maintes fois, elles constituent un monument unique dans l’île. Ce pavillon était semble-t-il la salle du conseil ou le roi et les prêtres se réunissaient pour débattre des intérêts du royaume. Il a pris ensuite la fonction de cour de justice. Les peintures étalées sur 267 panneaux sont inspirées du Mahâbhârata ainsi que de fables morales d’origine indienne. L’ensemble aurait servi à faire comprendre les châtiments que l’on encourt pour mauvaise conduite.
Le grand balé posé au milieu d’un bassin d’eau est le Bale Kambang, ou pavillon flottant. La structure de bois du bâtiment a été refaite durant les années 1940. Les peintures du plafond montrent des scènes de la mythologie balinaise, en particulier des scènes de la vie d’un saint bouddhiste, Sutasoma, qui montrait sa force sans jamais tomber dans l’agressivité.
On peut passer par le musée qui ferme un côté du site. Son état est pitoyable. Seule une maquette du palais présente de l’intérêt, elle permet de comprendre les pertes patrimoniales considérables causées par les Hollandais lors des guerres contre les royaumes de Bali, il y a à peine 100 ans.
La route continue dans la
vallée de Sidemen, la plus belle vallée de Bali, sur les pentes du Mont Agung.
Arrivée à Sidemen, où un trek très aisé dans les rizières permet de découvrir
une fois encore l’enchantement du monde agricole balinais. Mais l’onirisme qui
se dégage de ces rizières et jardins ne doit pas faire oublier que la vie de
paysan est terriblement difficile et ingrate. Aucune politique gouvernementale
ne soutient le monde agricole, qui souffre d’un prix du riz dévalué et de
mauvaises orientations (en particulier en matière de fertilisants chimiques).
En fin de trek, vous visiterez un atelier de tissage où travaille la famille d’un de nos employés, On y tisse des tissus magnifiques, le songket. Utilisés par-dessus un sarong, le songket se caractérise par l’ajout de motifs de couleur ou d’or lors d’un tissage extrêmement complexe, qui laisse croire qu’il s’agit de broderies. Ce tour de force donne des tissus rares et chers. Il faut parfois plus d’un mois pour en réaliser un.
Les sarongs tissés à Sidemen, village célèbre pour cette activité, sont faits suivant la technique de l’ikat, qui désigne la manière de teindre le fil avant le tissage. On les appelle des sarongs Endek. On teint en fait les fils de trame, avec des zones de couleurs variées tout au long des fils. Lors du tissage, la succession de ces zones colorées et l’imbrication avec le fil de chaîne créé le motif. C’est une activité extrêmement complexe que de créer des zones colorées sur des fils. Les beaux sarongs valent cependant un prix raisonnable. Nous en vendons à la ville au profit des villages autour de Sidemen, afin de maintenir cette activité. Ces tissages sont en effet mis en danger par des sarongs imprimés en Chine, vendus pour le prix d’une boisson de soda. Mais un Balinais saura reconnaître que, dans un temple, vous portez ou bien un sarong de qualité, ou bien ce qu’il considérera avec dédain comment étant juste digne d’être une serpillière.
Le temple de Besakih est le sanctuaire le plus important de l’île. Il s’agit un ensemble d’innombrables temples, qui sont destinés aux grandes lignées familiales de Bali, ainsi qu’un ensemble de temples “généraux” dédiés à la trinité hindoue : Brahma, Shiva, Vishnou.
Nous conseillons vivement de prendre un guide officiel pour Besakih. D’une part vous ne serez plus agressés par l’offre de guide, une fois que vous en aurez choisi un. Ensuite, un peu d’explications ne fait pas de mal pour comprendre la complexité de cet endroit qui est, pour les Balinais, le Nombril du Monde. Attention, contrairement à leur affirmation, le guide n’est pas obligatoire. On trouve des guides en français et en anglais. L’approche du temple, il faut le dire, est quelque peu désagréable. Il est aussi conseillé d’avoir son sarong d’avance, pour éviter les racolages des marchands du temple. On pardonne en pensant que beaucoup de ces guides sont aussi des étudiants qui se battent pour payer leurs études. Cela dit, cette ambiance foire du temple n’est pas digne du caractère sacré du site. Lire à ce propos le document annexe " réussir sa visite à Besakih".
Peu après l’entrée dans le sanctuaire, on voit une impressionnante volée de marches qui monte au temple principal. En principe, après la prière, les Balinais, par vastes groupes, descendent les marches, après y être montés par les allées latérales. Ces Balinais, bien souvent, arrivent en camion. Ils peuvent être cinquante empilés dans la benne du camion, et c’est un spectacle émouvant, lors des cérémonies, de voir la ridelle de la benne s’ouvrir, et de voir les splendides Balinais habillés de blanc et de sarong, et des non moins splendides Balinaises qui portent leurs offrandes, descendre et se diriger vers le principal temple. Ce temple, le Pura Penataran Agung, est dédié à la trinité hindoue, ce qui se remarque par les trois trônes sur l’autel du sanctuaire. Ils représentent Brahma, Vishnu et Shiva. On ne peut pas entrer dans le temple, mais on peut y voir se qui s’y passe en prenant l’allée qui remonte à gauche de l’immense escalier et en regardant par-dessus le mur (ce n’est pas choquant). Si vous avez pris un guide, il vous mènera quelques mètres dans le sanctuaire, en bordure des lieux de prières.
Ce temple constitue à lui même l’un des éléments d’une trinité hindoue, réalisé par ce temple (pura Penataran Agung) pour Shiva, par le temple Pura Kiduling Kreteg pour Brahma (sur la droite) et enfin par le temple Pura Batu Madeg pour Vishnu (sur la gauche). Ces trois temples reproduisent au niveau le plus sacré de l’île la structure des temple des villages, avec le Pura Puseh (temple des origines), le Pura Desa, temple du village, et le Pura Dalem, temple des morts. Les trois temples de Besakih sont donc comme les temples de village, mais à l’échelle de toute l’île. c’est donc les habitants de l’île entière qui y convergent quand ont lieu les grandes cérémonies, qui peuvent durer des semaines. Selon les conjonctions de calendriers, certaines de ces cérémonies n’ont lieu qu’une fois tous les cent ans. Ces trois temples sont aussi des temples cardinaux, le grand temple trinitaire représentant le Centre, le Kiduling Kreteg le Sud, le Batu Madeg le Nord, puis le Gelap pour l’Est et le Ulun Kulkul pour l’Ouest. Chaque district de l’île est associé à un de ces temples. Autour de ces temples généraux s’ajoutent des temples pour les grandes lignées familiales de l’île, surtout, quand on monte, sur la partie droite du sanctuaire principal. Si votre guide a un temple familial, demandez-lui de vous y rendre pour prier. Apprenez la très belle gestuelle de la prière, avec la fleur entre les doigts. Même si l’on est agnostique ou athée, c’est très prenant.
Le temple le plus en hauteur, le pura Gelap, est très étrange. Taillé dans la lave noire, il a quelque chose d’inquiétant. Un escalier bordé d’une spectaculaire double rampe en forme de serpent-dragon monte vers le sanctuaire. Il est souvent dans les brumes, ce qui renforce encore son pouvoir mystique.
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